Le sextage et les jeunes : confronter un dilemme moderne

Parmi les enjeux récents associés à la technologie numérique: le sextage. Peut-être est-ce parce qu’il combine des éléments de la panique morale classique à des préoccupations modernes, qualifiées de « technopanique », à propos de la moralité de nos enfants – en particulier celle des jeunes filles – et de l’impact potentiel de la technologie sur la croissance, le raisonnement et le comportement. Bien entendu, comme pour la plupart des cas de panique, le problème est beaucoup plus compliqué et moins sensationnel que nous ne le percevons. S’il est peu probable que nos inquiétudes à l’égard du sextage paraîtront un jour, en rétrospective, aussi absurdes que les craintes qu’avaient nos grands-parents à propos de la criminalité dans les bandes dessinées, les nouvelles données d’HabiloMédias indiquent que nous devrions revoir en profondeur un grand nombre de nos opinions et hypothèses sur le sujet.

Ces conclusions sont issues du nouveau rapport d’HabiloMédias – La sexualité et les relations amoureuses à l’ère du numérique – tiré de notre enquête Jeunes Canadiens dans un monde branché menée auprès de 5 436 élèves. D’abord, une mise au point : nos données sur l’envoi, la réception et la transmission de sextos – que nous avons définis comme une photo sexy d’une personne où elle apparaît nue ou partiellement nue – se limitent aux élèves de la 7e à la 11e année qui possèdent leur propre téléphone cellulaire ou qui ont accès à un téléphone cellulaire; il n’est donc pas possible de réaliser une généralisation par rapport à l’échantillon complet. Cependant, comme 90 % des élèves plus âgés ont accès à un téléphone cellulaire, il semble raisonnable d’affirmer que nos résultats font état de la majorité des activités de sextage auxquelles prennent part les jeunes de notre enquête.

Nous avons constaté qu’un nombre relativement faible d’élèves envoient des sextos : seulement 8 % de ceux qui ont accès à un cellulaire (bien que ce pourcentage s’élève à 15 % en 11e année). Le sextage – et, surtout, nos préoccupations à cet égard – est souvent dépeint comme étant un phénomène touchant essentiellement les filles; il peut donc être surprenant de constater que, selon nos données, les garçons et les filles sont tout aussi susceptibles d’envoyer des sextos d’eux-mêmes. Il s’agit là d’une constatation assez inhabituelle en comparaison aux autres études sur le sujet, mais les recherches menées à l’échelle internationale ne montrent aucune constante entre les sexes en ce qui concerne l’envoi de sextos : des études ont montré, de diverses façons, que les garçons envoient plus de sextos, que les filles envoient plus de sextos et que les deux envoient des sextos dans une proportion égale.[1] Toutefois, certaines recherches suggèrent l’existence d’un lien entre les habitudes de sextage des garçons et leur préoccupation accrue à l’égard de leur image corporelle, qui est probablement attribuable à l’exposition croissante du corps masculin idéalisé dans les médias de masse. [2]

Les garçons qui ont participé à notre étude sont nettement plus susceptibles que les filles de recevoir un sexto provenant directement de la personne qui l’a créé – c’est ce qu’ont indiqué 32 % des garçons, comparativement à 17 % des filles. Dans l’ensemble, 24 % des élèves de la 7e à la 11e année ayant accès à un téléphone cellulaire ont affirmé que quelqu’un leur avait envoyé un sexto provenant directement d’eux-mêmes (plutôt que d’avoir transmis le sexto d’un tiers.) Comme le nombre d’élèves qui rapportent avoir reçu un sexto est supérieur au nombre d’élèves qui ont envoyé un sexto, il se pourrait que les élèves qui ont déjà envoyé un sexto l’aient fait à plus d’une reprise et à l’intention de plus d’un destinataire. Autrement dit, l’envoi de sextos serait considéré comme un comportement normal par une faible minorité d’élèves. (Il est tout aussi possible que les élèves acceptent plus facilement de reconnaître avoir reçu des sextos qu’en avoir envoyé, mais il semble peu probable que cette supposition explique à elle seule la disparité.) Ceci rejoint la recherche externe selon laquelle certains groupes sont plus susceptibles que les autres de pratiquer le sextage; une corrélation existerait notamment entre le sextage et les autres activités sexuelles, en particulier les activités sexuelles à risque.[3] « Une minorité d’adolescents adoptent ce comportement, mais il s’agit de la même minorité qui adoptent un ensemble complet de comportements sexuels à risque… pas seulement le sextage », explique Eric Rice, chercheur à l’université de Californie du Sud, située à Los Angeles.[4] Cette recherche a dévoilé que certains groupes, comme les jeunes LGBTQ, sont plus susceptibles de pratiquer le sextage et d’adopter des comportements sexuels à risque. (Notre enquête ne comportait aucune question à propos de l’orientation sexuelle ou de l’identité sexuelle des élèves.) Cette recherche a également révélé que les comportements qu’adoptent les fréquentations des jeunes constituent l’un des indicateurs les plus sûrs pour prévoir si ceux-ci pratiqueront le sextage : les participants qui connaissent une personne ayant déjà envoyé un sexto étaient 17 fois plus susceptibles de le faire eux-mêmes.[5]

Mis à part le fait que le sextage fait partie d’un ensemble de comportements à risque, peu de preuves indiquent que l’envoi de sextos soit à lui seul un acte risqué; ainsi, une étude réalisée aux États-Unis auprès d’étudiants de niveau universitaire a révélé qu’un grand nombre d’entre eux ont fait état d’expériences positives.[6] Le danger survient en général lorsqu’il y a partage ou transmission des sextos. Si un sexto vu exclusivement par son destinataire d’origine risque peu de nuire, les dangers potentiels associés aux sextos vus par d’autres destinataires sont quant à eux évidents. Contrairement à l’idée très répandue selon laquelle le partage des sextos est endémique, notre étude indique que cette pratique est loin d’être courante : parmi les 24 % d’élèves de la 7e à la 11e année qui ont accès à un téléphone cellulaire et qui ont reçu un sexto provenant directement de son expéditeur, seulement 15 % – ou 4 % de l’ensemble des élèves de la 7e à la 11e année ayant accès à un téléphone cellulaire – l’ont transmis à quelqu’un d’autre. Cela signifie qu’environ 85 % des élèves qui reçoivent une sexto créé à leur intention le gardent privé. (Il est toutefois à noter que nous n’avons pas demandé si les élèves avaient partagé les sextos sans les transférer, par exemple en les montrant à quelqu’un d’autre en personne, pratique qui serait assez courante selon certaines recherches qualitatives. [7])

Selon notre étude, les sextos transmis parviennent toutefois à un public assez large : un élève sur cinq affirme avoir reçu un sexto qui avait été transmis par un tiers. Ainsi, comme en ce qui concerne l’envoi de sextos, il semblerait que les quelques élèves qui transmettent des sextos le font souvent et à l’intention de plusieurs destinataires. Peu de données de recherche permettent d’identifier les jeunes les plus susceptibles de transmettre les sextos qu’ils reçoivent, mais notre analyse de l’effet de règles à la maison sur le comportement des élèves nous donne un aperçu intéressant de la situation. En effet, nous avons découvert l’existence courante d’un lien étroit entre les règles à la maison et le comportement des élèves – et, notamment, une forte association entre la présence d’une règle à la maison concernant le respect des autres en ligne et l’absence de comportements méchants ou cruels en ligne (en plus d’une relation plus faible, mais toujours significative, avec l’absence de menaces proférées en ligne). Toutefois, aucune relation n’existe entre la présence d’une telle règle et la transmission ou non de sextos. Par conséquent, il semblerait que les élèves qui transmettent des sextos ne considèrent pas que cette pratique pourrait poser un problème éthique ou n’ont pas un grand respect à l’égard des auteurs des sextos. Il n’y a pas de raison claire expliquant cette supposition, mais la recherche visant à examiner la nature sexospécifique des attitudes à l’égard des sextos pourrait remettre certains éléments en contexte.

Notre étude a révélé que le sextage comporte d’autres différences intéressantes selon les sexes. Ainsi, les garçons sont plus susceptibles que les filles d’affirmer avoir déjà reçu un sexto provenant de son créateur (32 %, comparativement à 17 % des filles) et ils sont un peu plus susceptibles d’avoir déjà  transmis un texto qui leur avait été directement envoyé (16 %, comparativement à 12 % des filles), mais ils sont plus susceptibles de dire qu’un sexto qu’ils avaient envoyé avait été transmis à quelqu’un d’autre (26 %, comparativement à 20 % des filles). Ils sont également beaucoup plus susceptibles d’avoir reçu un sexto transmis par quelqu’un d’autre que son créateur (28 %, comparativement à 14 % des filles). Cela appuie la notion selon laquelle les garçons ressentent une pression de la part de leurs pairs quant au partage des sextos qu’ils reçoivent; par exemple, certaines recherches qualitatives indiquent que les garçons craignent de faire l’objet de brimades homophobes s’ils refusent de partager les sextos qui leur ont été envoyés.[8] En outre, des données qualitatives portant sur les aspects sexospécifiques du sextage montrent systématiquement que tandis que les garçons qui envoient des sextos sont peu critiqués, les filles qui le font sont perçues comme étant sexuellement immorales.[9] Cela pourrait expliquer pourquoi ceux qui transmettent des sextos ne semblent pas trouver qu’il s’agit d’un problème éthique : les filles qui envoient des sextos sont considérées comme si elles transgressaient les rôles sexués et, par conséquent, qu’elles abandonnaient le droit de s’attendre à ce que leur image ne soit ni partagée, ni transmise. Les rôles sexués peuvent également alimenter la perception selon laquelle le partage des sextos serait un acte positif, servant à la fois de sanction envers un comportement inapproprié des filles et de récompense par un gain de statut pour les garçons (certaines études démontrent que les garçons acquièrent un statut grâce au partage et au transfert des sextos qui leur sont envoyés.)[10] Ces données pourraient aussi mettre en lumière notre conclusion selon laquelle les sextos des garçons sont en fait plus susceptibles d’être transmis que ceux des filles : il se pourrait qu’il y ait moins de réticence à partager les sextos des garçons, car ceux-ci ne sont pas considérés comme étant mauvais à l’instar de ceux des filles. Il est également possible que les sextos des garçons soient moins susceptibles de contenir des éléments qui permettent de les identifier; en effet, comme il n’y a guère de preuves que les sextos des garçons servent aux filles pour leur permettre d’acquérir un statut, de la même manière que les garçons utilisent les sextos des filles, celles-ci ne seraient pas aussi motivées de demander aux garçons d’inclure leur visage sur la photo pour en prouver l’origine. Puisque d’autres recherches ont montré que les jeunes LGBTQ sont plus susceptibles de sexter, il est également possible que les jeunes hommes homosexuels partagent et transfèrent les sextos dans des proportions plus élevée.

La question la plus importante à propos du sextage consiste à savoir comment les gouvernements, les écoles, les autorités en matière de santé publique et d’autres groupes – notamment les parents – devraient aborder le problème. À partir de notre recherche et de données obtenues ailleurs, nous pouvons tirer un certain nombre de conclusions :

Éviter de se concentrer sur les conséquences négatives. Cela peut sembler contraire à l’intuition, mais la recherche disponible laisse entendre que les interventions sont moins susceptibles de réussir si elles portent uniquement sur les conséquences négatives possibles, et qu’elles pourraient au contraire être nuisibles.[11] En fait, une étude a révélé que les élèves qui connaissent les conséquences juridiques potentielles associées au sextage sont plussusceptibles d’y prendre part.[12] (Il est probable que la relation soit plutôt l’inverse – que les élèves qui font du sextage sont plus susceptibles de connaître les conséquences potentielles – mais de toute façon, il est clair que connaître les conséquences n’a aucun effet préventif.) Outre les conséquences juridiques, même les élèves qui pensent risquer, en envoyant des sextos, d’être victimes de chantage ou de voir leur réputation ternie ne sont pas moins susceptibles d’y prendre part.[13] Mise à part la tendance générale des adolescents de se laisser influencer par les résultats positifs possibles d’une action et non par ses aspects négatifs possibles, comme un grand nombre des élèves qui envoient des sextos ne subissent aucune conséquence négative, il est probable que les interventions centrées sur les conséquences négatives ne leur semblent pas pertinentes. En effet, une étude conclut que « Les messages à l’intention des jeunes sur le sextage et ses conséquences devraient être crédibles, cohérents et adaptés aux réalités de l’expérience sociale des adolescents. »[14]

Faire comprendre que le sextage et la transmission de sextos ne sont pas des activités normatives. Bien que notre étude n’a pas demandé aux élèves s’ils considèrent l’envoi et la transmission de sextos comme une chose courante, d’autres études suggèrent que les jeunes jugent souvent qu’il s’agit d’une pratique très courante.[15] Comme l’explique un article, « le comportement des adolescents est fortement lié à leur perception d’un comportement normatif chez leurs pairs [ … ], ainsi le sextage et les comportements sexuels à risque pourraient être avivés par la perception selon laquelle le sextage est normatif. »[16] Il est donc important de faire prendre conscience aux jeunes que l’envoi et, surtout, la transmission de sextos sont en fait très rares – une approche qui s’est montrée très efficace pour réduire la cyberintimidation.[17]

Enseigner aux jeunes comment reconnaître et tisser des relations saines et comment résister à la pression associée à l’envoi de sextos. De nombreuses preuves indiquent que l’envoi de sextos peut être inoffensif dans le contexte d’une relation saine et respectueuse.[18] Il est également prouvé que le sextage risque plus de causer des dommages dans les cas où l’expéditeur est contraint : selon une étude, seulement 8 % des jeunes qui ont envoyé des sextos de leur plein gré ont indiqué avoir eu des problèmes associés à ceux-ci, comparativement à 32 % de ceux qui avaient été poussés à envoyer des sextos. Avoir été contraint à envoyer des sextos est associé au fait d’avoir été victime de violence dans les fréquentations.[19] Il semble donc probable que plutôt qu’enseigner à tous les élèves de ne pas envoyer de sextos, nous devrions les aider à reconnaître une relation malsaine et à résister à la pression liée à l’envoi de sextos. Plus généralement, nous devons élaborer des approches plus ciblées pour ceux qui sont exposés à un risque plus élevé de sextage, ce qui nécessitera de plus amples recherches sur le sextage dans le contexte canadien. Par exemple, la recherche américaine suggère que certains groupes, tels que les jeunes afro-américains, sont plus susceptibles d’envoyer des sextos[20], mais nous ne savons pas encore dans quelle mesure cela est vrai, le cas échéant, pour les groupes similaires au Canada. (Notre recherche ne comportait aucune question sur l’ethnicité ou le statut d’autochtone des élèves.)

Tenir compte des normes sexospécifiques. Il est clair qu’une grande partie des dommages causés par le sextage sont liés aux doubles normes associées aux sexes qui dépeignent les filles comme étant à la fois garantes de leur innocence sexuelle et, si elles s’écartent de ce rôle, responsables de toute conséquence qu’elles peuvent subir à la suite de leurs actions. La recherche a révélé que ces stéréotypes se retrouvent même dans les campagnes éducatives pour lutter contre le sextage, une autre façon qui démontre à quel point des interventions mal étudiées peuvent entraîner plus de mal que de bien.[21] Comme les normes sexospécifiques sont souvent communiquées et renforcées par les médias, l’éducation aux médias doit être une partie intégrante de tout programme qui vise à atténuer les risques possibles de sextage.

Changer la culture entourant la transmission de sextos et aider les jeunes à y voir un problème d’éthique. Comme nous l’avons noté ci-dessus, certaines raisons mènent à croire que les élèves qui transmettent des sextos n’y voient pas un problème d’ordre moral ou éthique – ou ne voient pas ceux qui les envoient initialement comme étant dignes de considération morale. Cela peut être en partie attribuable aux normes sexospécifiques examinées ci-dessus, mais il est également vrai que les jeunes ont souvent un raisonnement qui n’est pas éthique à propos de leurs actions et de leurs expériences en ligne.[22] Un tel raisonnement peut être dû à certaines des caractéristiques de la communication numérique, qui pourraient nous empêcher de ressentir de l’empathie envers les autres, ou qui nous permettent de rationaliser plus facilement notre comportement en banalisant ou en niant le tort que nous faisons ou en blâmant ou même en déshumanisant la victime.[23] Cet effet pourrait être en cause ici, et une partie de notre défi consiste à identifier les jeunes qui transmettent les sextos et à les aider à voir cet acte comme un problème moral. Certes, nous devons faire deux poids, deux mesures et concentrer au moins autant d’énergie sur ceux qui transmettent des sextos – qui, après tout, sont ceux qui risquent le plus de causer des dommages – que sur ceux qui les envoient.

Les prochains rapports basés sur les données du sondage Jeunes Canadiens dans un monde branché examineront le contenu offensant en ligne ainsi que les tendances et les recommandations à cet endroit.

Cliquez ici pour lire le rapport complet : http://habilomedias.ca/jcmb.

Jeunes Canadiens dans un monde branché – Phase III : La sexualité et les relations amoureuses à l’ère du numérique a été rendu possible grâce aux contributions financières de l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet, du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada et de l’Alberta Teachers› Association.


[1] Walrave, Michel, Heirman, W. et Hallam, R. Under pressure to sext? Applying the theory of planned behaviour to adolescent sexting, Behaviour & Information Technology, 2013.

[2] Harris, Andrew, Davidson, J., Letourneau, E., Paternite, C. et Miofsky, K. Building a Prevention Framework to Address Teen «Sexting» Behaviors. Office of Juvenile Justice and Delinquency Prevention, 2010.
[3] Rice, Eric, Rhoades, H., Winetrobe, H., Sanchez, M., Montoya, J., Plant A. et Kordic, T. Sexually Explicit Cell Phone Messaging Associated With Sexual Risk Among Adolescents. Pediatrics; initialement publié en ligne le 17 septembre 2012.
[4] Pittman, Genevra. « New study again links ‘sexting’ with risky sexual behaviour in teenagers. » Reuters, 17 septembre 2012.
[5] Rice et al 2012.
[6] Culp-Ressler, Tara. « Study Finds that Sexting Doesn’t Actually Ruin Students’ Lives. » ThinkProgress, 10 septembre 2013. <http://thinkprogress.org/health/2013/09/10/2599811/study-sexting-college/&gt;
[7] Voir par exemple l’étude menée par Shelley Walker intitulée Sexting and young people:  A qualitative study. Masters of Science, The University of Melbourne, Melbourne, 2012.
[8] Walker 2012.
[9] Ringrose, J., Harvey, L., Gill, R. et Livingstone, S. (2013) Teen girls, sexual double standards and ‘sexting’: Gendered value in digital image exchange, Feminist Theory 2013.
[10] Ringrose et al 2013.
[11] Harris et al 2010.
[12] Strassberg, Donald., McKinnon, R., Sustaíta, M. et Rullo, J. Sexting by High School Students: An Exploratory and Descriptive Study.  Archives of Sexual Behavior. Janvier 2013, Volume 42, numéro 1.
[13] Walrave et al.
[14] Harris et al 2010.
[15] Walker 2012.
[16] Rice et al 2012.
[17] Craig, David  et Perkins, H. Assessing Bullying in New Jersey Secondary Schools: Applying the Social Norms Model to Adolescent Violence, présenté à la National Conference on the Social Norms Approach le 22 juillet 2008. <http://www.youthhealthsafety.org/BullyNJweb.pdf&gt;
[18] Englander, Elizabeth. Low Risk Associated With Most Teenage Sexting: A Study of 617 18-Year-Olds. Aggression Reduction Center de Massachusetts, 2012.
[19] Englander 2012.
[20] Rice et al 2012.
[21] Ringrose 2013.
[22] James, C. en collaboration avec Davis, K., Flores, A., Francis, J., Pettingill, L., Rundle, M. et Gardner, H. Young People, Ethics and New Media: A Synthesis From the Good Play Project. Harvard Graduate School of Education, 2008.
[23] Bandura, Albert. Social cognition theory of moral thought and action. Tiré de W. M.Kurtines et J. L. Gewirtz (Eds.), Handbook of moral behavior and development (Vol. 1, p. 45 à 96). Lawrence Erlbaum, 1991.

 

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