Vie privée : le « Do Not Track » dans l’impasse. Pourquoi?

Sur les 43 membres du groupe de travail du W3C sur le DNT, 20 critiquent le résultat, dont 17 proposent de jeter l’éponge. Acteurs de la publicité et défenseurs de la vie privée ne parviennent pas à s’entendre sur une solution de compromis.

Saviez-vous que la fonction « Do Not Track » est disponible dans les principaux navigateurs Web? Bien sûr mais  celle-ci reste relativement moins opérationnelle, puisque les sites et les annonceurs ne tiennent pas compte de ce signal envoyé par l’internaute.

On blamerait qui alors? c’est la faute “à l’incapacité des acteurs concernés, dont les industriels de la publicité en ligne, à trouver un terrain d’entente”. En conséquence, le processus de standardisation au W3C est à en suspension – il l’était d’ailleurs depuis pas déjà depuis un an ?

Du DNT qui ne limiterait pas la collecte de données 

Selon un article de MediaPost, repéré par 01Net, 20 des 43 membres du groupe de travail ont estimé que participer à ce processus n’était « pas dans leur intérêt ». 17  de ces 20 ont  donc exprimé leur préférence à l’égard de l’arrêt des travaux sur la standradisation et les normes de respect de la vie privée.

Seulement 22 sur 43 ont voté pour la poursuite. Cependant, 26 membres se sont opposés à ce que les travaux se poursuivent dans les conditions définies par les responsables du groupe de travail.

Aisni, confirme MediaPost, les points de confrontation restent els mêmes. L’industrie de la publicité, constante dans ses prises de position souhaite seulement que l’activation du Do Not Track puisse juste bloquer la publicité ciblée pour les internautes ayant choisi d’activer la fonction. En revanche, ces mêmes internautes feraient toujours l’objet d’une collecte de leurs données à des fins publicitaires.

Or cette proposition est incorrecte et inacceptable pour les partisans d’une protection des utilisateurs .

Un compromis espéré?

Pour Consumer Watch, il faut se rendre à l’évidence, parvenir à un consensus significatif est tout simplement impossible. La Digital Advertising Alliance, qui représente les acteurs de la publicité, approuve. Même si elle avait officiellement quitté le groupe de travail du W3C, l’organisation a voté en faveur de l’arrêt.

Faute de standardisation, les utilisateurs n’auront-ils donc aucun contrôle sur les données ainsi collectées ? Pas nécessairement. Le projet européen de règlement sur la protection des données personnelles pourrait encadrer certaines de ces pratiques. 

C’est peut-être ce que laissait entendre en 2012 la commissaire européenne, Neelie Kroes. « Les règles relatives au consentement sur les cookies seront appliquées et les fournisseurs devront se conformer. Personne ne veut des utilisateurs qui ne peuvent faire confiance au Web; personne ne veut de coûteuses solutions ad-hoc, personne ne veut être poursuivi pour du suivi illégal. »

Source: Christophe Auffray | Mardi 15 Octobre 2013

 

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