PRISM existerait-il  au Canada?

Selon un journal canadien : le Canada que nous (canadiens et fiers de l’être) fêtons aujourd’hui le 1er juillet, lui aussi disposerait d’un programme d’espionnage d’Internet et des communications téléphoniques.

01net, AFP et Keith Jones 25 juin 2013

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Sur la base de directives gouvernementales secrètes, l’appareil de sécurité nationale est en train de mener une surveillance massive des Canadiens, de façon similaire, sinon carrément identique, à l’espionnage intérieur effectué par l’Agence nationale de sécurité américaine (en anglais, NSA).

Le Centre de la sécurité des télécommunications Canada (CSTC), l’homologue canadien de la NSA et un de ses partenaires de longue date scrutent les métadonnées des communications électroniques des Canadiens depuis au moins 2005.

De plus, la NSA fournit régulièrement des renseignements aux agences de sécurité canadienne sur les Canadiens et le CSTC lui rend la pareille en fournissant aux responsables américains des renseignements de l’information sur les gens habitants aux États-Unis. Cet arrangement permet aux deux agences de contourner des interdictions légales sur la surveillance sans mandat des communications de leurs propres citoyens.

Le lundi 10 juin, le Globe and Mail a rapporté qu’en novembre 2011, le ministre de la Défense Peter MacKay a signé une directive secrète autorisant le CSTC à continuer sa «collecte» de métadonnées des communications par téléphone et par internet des Canadiens. Le Globe a dit que ce programme a été autorisé par Bill Graham, le ministre de la Défense sous le gouvernement libéral de Paul Martin, en 2005, c’est-à-dire six ans plus tôt.

D’après Le Globe and Mail, un programme de récolte de données existerait au Canada.
Un programme secret de récolte de données d’appels téléphoniques et d’espionnage d’Internet existe au Canada, comme en France, à l’instar de ceux dont la presse a révélé l’existence la semaine dernière aux Etats-Unis, affirme le quotidien canadien The Globe and Mail. Le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, avait signé en novembre 2011 un décret renouvelant ce programme de surveillance des télécommunications, qui avait initialement été mis en place dès 2005 par le précédent gouvernement libéral, a indiqué le quotidien. Le programme, qui a pour objectif de traquer les activités suspectes, a été suspendu pendant plus d’un an en 2008 après l’intervention d’un juge de la Cour suprême. Le magistrat avait exprimé ses craintes qu’il ne mène à une surveillance indue des Canadiens, ajoute le journal, qui a obtenu des
registres de données censurées en grande partie au nom de la sécurité nationale.
Aux Etats-Unis, les révélations sur deux programmes semblables celui du FBI et celui de la NSA, ont déclenché une vive controverse, forçant le président Barack Obama à préciser qu’ils ne s’appliquent pas « aux citoyens américains ».

Les données concernant des citoyens canadiens sont immédiatement détruites?

Au Canada, “il arrive que des données provenant de citoyens canadiens soient parfois récoltées accidentellement », ont admis des responsables du programme au Globe and Mail. Ces données sont alors immédiatement détruites, ont assuré ces responsables appartenant au Centre de la sécurité des télécommunications du Canada (CSTC), une agence du ministère de la Défense.
Dans un compte rendu adressé en 2011 au ministre de la Défense, les responsables du programme ont défendu son utilité en précisant qu’il ne vise pas l’écoute des communications en soi mais plutôt la récolte d’« une information associée à une télécommunication ».
« Les mesures actuelles de protection de la vie privée sont adéquates », ajoutaient ces mêmes responsables, alors qu’ils cherchaient à obtenir le renouvellement du programme, poursuit leGlobe and Mail« La métadonnée est utilisée pour isoler et identifier des communications de l’étranger, puisque le CSTC ne peut en vertu de la loi mener ses activités auprès des Canadiens », a dit au Globe and Mail un porte-parole du CSTC, Ryan Foreman.
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