Twitter banni des tribunaux à partir du 15 avril 2013

La décision d’interdire l’utilisation de Twitter dans les tribunaux a été prise «pour des questions de décorum, de maintien de l’ordre», a expliqué au Soleil le juge en chef associé de la Cour supérieure, Robert Pidgeon.twitter banni2

Selon la FPJQ, La Fédération professionnelle des journalistes du Québec, la magistrature a manqué une belle occasion d’être mieux comprise par le public, estime  (FPJQ).

«C’est comme si on avait raté un rendez-vous important. Je trouve ça plus dommage pour les juges et la justice que les journalistes eux-mêmes. C’est qu’on s’enlève une chance d’être compris par la population en restreignant comme ça l’utilisation des médias sociaux», estime le président de la FPJQ, Brian Myles.

Si vous vous demandez si les messages textes SMS sur téléphones intelligents et cellulaires le sont, eh bien non, ils ne seront pas plus tolérés.

Mais l’enjeu ici est de savoir pourqui et dans quelles conditions cette décision a été prise, est-ce seulement parce que :

1- C’est un TRUC nouveau, qu’on ne connait pas assez bien, qui nous dérange, et dont on a peur?

2-C’est un TRUC dangereux qui cause des problèmes techniques et des interférences?

3-C’est un TRUC qui met en cause tout le processus de communication avec les journalistes

Or ces derniers assistent à des procès, sortent et rentrent pour faire des appels et des compte-rendus à leur employeur!

Quel serait le plus encombrant et dérangeant? twitter ou émettre via les voies classiques et se déplacer physiquement pour le faire??

En entrevue au Soleil, le juge en chef associé de la Cour supérieure, Robert Pidgeon, parlait d’une décision prise «pour des questions de décorum, de maintien de l’ordre et aussi pour voir comment les choses vont se dérouler [avec la directive]». Il précisait que le juge d’un procès pourrait toujours prononcer une ordonnance permettant de tweeter la teneur des audiences.

«Il y a rien qui dérange moins qu’un journaliste assis dans son coin avec le téléphone sur lequel il pianote», rétorque Brian Myles.

Ainsi, le mentionne un journaliste du Devoir: «…on va avoir des journalistes qui vont entrer, sortir, entrer et sortir… Vous allez maintenant voir un troupeau complet de journalistes le faire également. Et l’objectif que l’on poursuivait, ce prétendu décorum, ne sera pas plus atteint»

«Twitter est là pour rester et ça va s’amplifier, ça ne va pas disparaître», ajoute le président de la FPJQ. Il donne l’exemple de la commission Charbonneau, twittée en temps réel par tous les journalistes qui la couvrent. «On est suivis, on intéresse les gens à la justice, c’est le plus proche qu’on va les emmener à une salle de justice», analyse-t-il.

Cependant, d’autres technologies vont voir le jour, et un jour ou l’autre, twitter ou autre Média de communication rapide va remplacer les anciens modes…

Alors jusqu’à quand bannir ces TRUCS? Les technologies n’attendent pas vos décisions! 

Ne vaudrait-il pas mieux en réguler l’usage que de les bannir?

référence: Olivier Parent, le Soleil et lapresse.ca (30 mars 2013 à 05h00 )

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