Les cours ouverts, en ligne et offerts à tous, où, qui, quand, comment et pourquoi?

Nous ne pouvons nier que les cours ouverts gratuits et mis en ligne par des plateformes comme COURSERA, EDX et autres, font la mode et…font la “une” des articles concernant les formations en ligne. Cependant, ces types de cours existent depuis plusieurs années. Récemment, plusieurs formes de médias “modernes” ont été utilisées dans ce cadre: vidéos, vidéoconférences, documentations, textes, podcasts, présentations Power Point sous logiciels de partage, etc…

M for MASSIVE: “à tous” ou “de masse” pourquoi?

Parce qu’on observe des milliers d’inscriptions pour ces cours, à tout temps, sans aucune contrainte.

O for OPEN: “OUVERTS” pourquoi?

Parce que ces cours ou formations sont ouverts à qui veut étudier, donc pas de prérequis, pas de diplôme a priori, tous ceux (étudiants internationaux bienvenus) qui veulent apprendre peuvent s’inscrire, recevoir le matériel de cours en ligne et VEILLER à se former TOUT SEUL! (là interviennent la volonté, la persévérance, l’intérêt et la motivation individuels)

O for ONLINE: “en ligne” pourquoi?

Parce que ces formations sont SEULEMENT disponibles en ligne, une connexion Internet est requise, et donc, dans des pays moindrement développés, il serait difficile d’y accéder. D’où le dilemme: ce sont justement ces pays, “en voie de développement” ou relativement “pauvres” ou “déconnectés” ou en risque d’ “exclusion numérique”, qui auraient le plus besoin de ce genre d’éducation et de formations : MOOCs gratuits, sans pré requis ni contrainte, et ouverts.

C for courses (or connectivism): “cours” ou “connectivisme” pourquoi?

Parce que (1) ces cours ne sont pas encore transformés en éléments stables de certifications, ni d’accréditations, ni de programmes d’éducations reconnus. Néanmoins, le conseil d’Éducation des  États-Unis y travaille, et commence sérieusement à conduire des recherches là-dessus. Il (Le conseil) a promis d’accréditer certains cours au niveau collégial! D’Ailleurs, en novembre dernier (2012) la somme de 3 millions de dollars a même été OFFERTE par la Fondation Gates pour développer des recherches là-dessus.

(2) par ce que le Connectivisme est à la source de la création de ces cours.

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Les engouements et …les craintes

Comme toute innovation, ce mode renouvelé d’apprentissage apparaît à première vue comme une offre alléchante, une révolution. Certains se disent satisfaits du fait que, enfin quelqu’un a pensé à ceux ou celles qui n’ont pas la possibilité de payer pour des cours universitaires ou collégiaux. Ces individus qui, pour des raisons d’éloignement physique, d’obstacles dus à la santé, à la déficience intellectuelle et divers problèmes, ne peuvent pas accéder à la connaissance comme les “autres” la perçoivent, et la reçoivent! Des milliers d’inscrits en sont déjà des adeptes, des obsédés (voir académies et plateformes ). Cependant, plusieurs sont d’avis que des recherches plus approfondies doivent être menées avant de lancer des initiatives pareilles, à large échelle…

Aspects Éthique et Politique

Certaines problématiques se posent :

  • Ces cours exigent une auto gestion du parcours d’apprentissage par l’Étudiant, une grande persévérance et de bonnes habitudes technologiques.
  • Une fois lancés, ces cours pourraient facilement avoir une vision pas trop “claire” ni efficacement fidèle de ce dont “l’étudiant international” est. Saurait-on vraiment de quoi il a besoin? de quoi il est capable? quel est son profil? quels sont ses principes, sa culture, ses motivations?
  • Ces établissements lançant les MOOCs garantiraient-ils la qualité de contenus?
  • Exprimeraient-ils une certaine vision, une certaine philosophie limitée? Ou seraient-ils “PASSE-PARTOUT”, universels,  et multinationaux, comme on le prône?!

Dure matière à réflexion!

Les “MOOC’phobes”

D’autres se sentent “MOOC’phobes”, je m’explique: ce sont ceux ou celles qui ont la phobie des MOOC, qui en ont peur, sans raison apparente, ou bien une raison pas encore justifiable ?? :

  • Ces individus, groupes, collectivités, ou établissements craignent-ils de voir la gratuité gagner du terrain?
  • Ont-ils peur de se faire voler leur place sous leurs yeux: compétitivité, concurrence et attachement au territoire professionnel?
  • En ont-ils peur tout simplement parce que c’est nouveau, et pas encore bien testé, ni bien connu?

Les “gênés”

Beaucoup se sentent gênés de l’admettre: “oui on préfèrerait suivre un cours gratuit! Non on ne l’inscrira pas dans notre CV, mais quand même, ça nous préparerait pour d’autres cours, ….!”

Les “prudents”

La confiance, la crédibilité, ce serait deux raisons suffisantes pour tout mettre en branle! “On ne sait pas” , “On n’est pas sûr des conséquences”, “what if?”… La même chose s’est déroulée avec Facebook lorsqu’il a été lancé, il a dépassé le milliard d’utilisateurs récemment! Cette catégorie fait aussi partie, (heureusement ou malheureusement?!) des classes sociales de haute hiérarchie, les décideurs et les conseillers…en enseignement. Ils “attendent pour voir”…! Mais a-t-on vraiment le goût d’attendre avec eux, ces décideurs, qui tiennent les rennes? Faudra-t-il attendre pour que les instances ministérielles et publiques de tous types s’apprêtent à accepter, réglementer et légaliser les acquis académiques des MOOCs? THAT IS THE QUESTION! AND THE ANSWER IS:  Sorry, Internet n’a jamais attendu…personne!

Les “courageux” et les “militants”

À l’écart de tous ceux que j’ai mentionnés ci-dessus, se tiennent courageux, militants et ceux qui appellent à une démocratisation de l’enseignement . Oui pourquoi pas? L’éducation est , en fin de compte, un Droit pour tous, reconnu et légitimisé, pourtant, certains groupes sociaux se battent encore pour la gratuité ou l’amélioration de l’accessibilité aux études…

Là aussi, dure matière à réflexion!

Et vous? dans quel camp vous tenez-vous?

….

Ressources MOOC:

Bon à savoir:

Quelques partenaires:

1-Coursera: Princeton University, Duke University, Stanford University, University of Pennsylvania, Emory University, Mount Sinai School of Medicine

2-edX: Harvard University, Massachusetts Institute of Technology, University of Texas system, University of California, Berkeley, Georgetown University, Mc Gill, U of Toronto

In the fall of 2011 Stanford University launched 3 courses, each of which had an enrollment of about 100,000

In November, 2012, the first high school MOOC was launched by the University of Miami Global Academy, UM’s online high school. The course became available for high school students preparing for the SAT Subject Test in Biology, providing access for students from any high school. About the same time Wedubox, first big MOOC in Spanish, started with the beta course including 1,000 professors.

Sebastian Thrun, a Stanford University professor and co-founder of Udacity, which launched in 2012 with a $21.5 million bankroll from such prominent backers as Andreessen Horowitz, says his fledgling industry is in “a state of experimentation.”

Articles, livres et publications sur les MOOCs:

Page des références

Webographie:

http://www.timeshighereducation.co.uk/story.asp?storycode=422636

http://www.acenet.edu/news-room/Pages/ACE-to-Assess-Potential-of-MOOCs,-Evaluate-Courses-for-Credit-Worthiness.aspx

http://en.wikipedia.org/wiki/Massive_open_online_course

http://www.gatesfoundation.org/postsecondaryeducation/Pages/massive-open-online-courses.aspx

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